De la place des “Quatre Z’horloges” au phare de Kribi : Escale horlogère
Jumelée depuis 1987 sous l’égide du regretté maire Georges Laurent qui fut premier magistrat de la ville portuaire de Kribi qui ouvre le Cameroun et les pays voisins sur la façade Est de l’Océan Atlantique dans le Golfe de Guinée, “Saint-Nazaire la ville renversante” entend souligner son patrimoine inattendu (« renversant ») lié à son histoire maritime, industrielle (paquebots, chantiers), militaire (Seconde Guerre mondiale), et ses sites uniques comme Escal’Atlantic, le sous-marin Espadon, l’Écomusée et les Chantiers de l’Atlantique, proposant des visites immersives et surprenantes pour découvrir une ville qui se réinvente. Entre carène et horlogerie, les industries créatives africaines proposent de revisiter le patrimoine de la ville d’accueil des Escales, festival urbain situé sur l’île du Petit Maroc à Saint-Nazaire.
Ce que signifie “La Ville Renversante”
- Un passé surprenant : Une ville qui a connu un essor fulgurant au 19ème siècle, surnommée la “petite Californie bretonne”, puis un rôle crucial pendant les guerres.
- Un patrimoine unique : Des sites industriels et maritimes exceptionnels comme les Chantiers de l’Atlantique, permettant de voir l’assemblage des paquebots.
- Des découvertes inattendues : L’Écomusée, le sous-marin Espadon, Escal’Atlantic (sur les paquebots), et le Centre Eolien (EOL) offrent des expériences immersives et parfois méconnues.
Les archives de Saint-Nazaire nous rappellent que la place des “Quatre Z’horloges” a toujours été un des lieux clefs de la ville. Dans la ville d’avant-guerre, elle est le carrefour entre ville, mer et port. Aujourd’hui, elle est le dernier endroit à évoquer l’ancien centre-ville et elle constitue, à ce titre, un précieux relais entre la ville d’avant-guerre et la ville reconstruite. Sur cette place, le Grand Café datant de 1864 a été fondé par le père d’Aristide Briand, avocat et homme politique célèbre, prix Nobel de la paix en 1926.
Entre carène et horlogerie, révolution d’une résonance émotionnelle
Une carène est principalement la partie immergée de la coque d’un navire, incluant la quille et les flancs sous la ligne de flottaison, mais le terme désigne aussi par extension l’opération de nettoyage et réparation de cette partie (carénage). En botanique, c’est le pétale inférieur des fleurs de légumineuses, et dans un sens plus général, une forme fuselée et réduite en résistance à l’avancement pour les mobiles, comme les avions ou voitures.
Carène et horlogerie ne sont pas directement liés, sauf si la “carène” est utilisé métaphoriquement pour décrire la coque protectrice d’une montre (boîtier) ou pour parler du secteur industriel des machines-outils dans l’horlogerie (carénages de machines), mais le terme courant pour la partie externe de la montre est boîtier (caisse, boîtier, ou carrure) ; l’horlogerie concerne la fabrication et réparation de mécanismes d’horloges et montres, utilisant des matériaux précis (acier, titane, céramique.
Du «petit modèle» au vrai garde‑temps d’un Arc Atlantique noir et blanc
A l’origine, Patrice Fina est un photographe et créateur de contenu, spécialisé dans les portraits beauté et artistiques. Son travail met en valeur l’humain, l’émotion et l’esthétique à travers des images fortes et sincères.
Il s’est associé avec un designer d’origine Camerounais, K’risme Style. Titulaire d’un brevet technique en industrie d’habillement, il réside à Yaoundé et a notamment organisé plusieurs événements de mode, comme celui de l’institut Français du Cameroun en 2022. Aujourd’hui, il dirige une grande équipe dans mon propre atelier situé dans le quartier Jouvence de Yaoundé au Cameroun.
Pour explorer les liens avec l’horlogerie bretonne, les deux créateurs se sont rapprochés de la cinquième génération de descendants de Théophile Joseph Lognoné (1869-1920), bijoutier horloger de la Grande Rue des Stuarts (Dol de Bretagne). Historiquement, la Grande Rue des Stuarts à Dol-de-Bretagne rend hommage à la dynastie des rois d’Écosse et d’Angleterre, car leurs ancêtres étaient des sénéchaux (Stewards) bretons de Dol, dont le nom a évolué en Stuart.
Une voile horlogère de l’Arc Atlantique noire et blanche
En explorant la question du charisme «stuart’iste », cette métaphore noire et blanche se veut orientée vers le dialogue des « borders studies » (frontière intelligente) et de la diplomatie culturelle. Sur le drapeau breton (Gwenn ha du), le noir symbolise les cinq provinces de Haute-Bretagne, dont le Pays de Dol (Bro-Zol), aux côtés de Rennes, Nantes, Saint-Malo et Saint-Brieuc ; les bandes noires représentent ces pays gallo, tandis que les bandes blanches représentent les pays bretonnants, avec un semis d’hermines sur le canton. Ces bandes noires et blanches explorent bien entendu les enjeux d’identité, de coalition, de charisme, de leadership, de réseau entre les identités culturelles.
Signification des couleurs sur le Gwenn ha du (drapeau breton)
- Bandes Noires (Haute-Bretagne/Pays Gallo) : Représentent les provinces de Bro-Zol (Dol), Bro-Sant-Maloù (Saint-Malo), Bro-Roazhon (Rennes), Bro-Naoned (Nantes) et Bro-Sant-Brieg (Saint-Brieuc).
- Bandes Blanches (Basse-Bretagne/Pays Breton) : Représentent le Trégor, le Léon, la Cornouaille et le Vannetais.
A l’heure où se dessinent de nouveaux réseaux, leaderships et intelligences relationnelles, cette voile horlogère noire et blanche se veut le symbole d’une coalition créative d’acteurs qui entend réinventer une œuvre littéraire et artistique intitulée : les Avatars de la Grande Rue des Stuarts.







