Fabriqué dans le Tarn : inspirations et innovations de Marguerite Chanvril, pionnière de la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) des entreprises

L’Amicale Philatélique et Généalogique Mazamétaine (APGM), basée à Mazamet dans le Tarn (81), est une association locale dédiée à la passion des timbres, de l’histoire postale et de la généalogie.

Sa présidente a aimablement accepté d’apporter son soutien à la conception d’un timbre en mémoire de Marguerite Chanvril (1901-1983), pionnière de la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) des entreprises.

La Maison Chanvril est un témoin historique majeur du commerce de toiles en France. Cette importante demeure de marchands de toiles fut un temps reconverti pour accueillir une École régionale des beaux-arts. Entre création et transmission, ce grand patrimoine a continué au fil des générations à faire vivre une manufacture vivante où l’on tisse le lien entre tradition et modernité.

Mazamet, dans le Tarn, est historiquement reconnue comme une cité industrielle, célèbre notamment pour son activité de délainage (séparation de la laine et de la peau des moutons) qui a fait sa prospérité au XIXe et XXe siècles. Aujourd’hui, l’expression “Cité des toiles” se prête à ce territoire où la production textile est incarnée par des entreprises locales qui perpétuent le savoir-faire tarnais. 

L’entreprise “Les Toiles de la Montagne Noire” est une référence artisanale majeure basée à proximité de Mazamet, à Labastide-Rouairoux, avec un magasin à Mazamet (La Richarde).

Castres, dans le Tarn, est aussi une ville riche en histoire qui se distingue par son patrimoine culturel et industriel, souvent surnommée la « petite Venise du Languedoc » en raison de ses maisons colorées en bordure de l’Agout. La ville est intimement liée à l’art et au textile, ce qui peut justifier l’expression « cité des toiles » à travers deux aspects principaux : 

  • Le Musée Goya (Musée d’art hispanique) : Situé dans l’ancien palais épiscopal, il est le deuxième plus grand musée d’art espagnol en France après le Louvre. Il abrite de nombreuses toiles de grands maîtres, notamment de Francisco Goya, Velázquez, Picasso, Dalí et Miró.
  • Les Maisons sur l’Agout : Anciennes demeures des tanneurs, teinturiers et tisserands, ces maisons à encorbellement témoignent du passé industriel textile de la ville. 

Les Toiles de la Montagne Noire sont également une enseigne locale présente à Castres, située Quai Tourcaudière, qui perpétue la tradition du linge de maison et de la toile locale. 

En tant que pionnière de la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) des entreprises, Marguerite Chanvril (1901-1983) laisse derrière un héritage d’innovations qui a fait perdurer et encourager l’émulation collective et la réactivité de PME castraises, dont l’ancienne société Fosfas, rue de l’Industrie à Castres. 

Les relations historiques entre le département du Tarn (particulièrement Mazamet) et l’Angleterre dans le textile, du XIXe au début du XXe siècle, sont centrées sur l’industrie du délainage (séparation de la laine et de la peau des moutons). Mazamet est devenue, grâce à ses liens commerciaux avec le Royaume-Uni, le centre mondial du délainage, traitant des peaux importées du monde entier pour fournir la laine aux filatures anglaises, notamment celles de Bradford. Une grève des peigneurs de Bradford en 1911 a d’ailleurs provoqué une crise dans l’industrie mazamétaine.

Effectuer des recherches généalogiques sur les traces de l’industrie lainière dans les îles Anglo-Normandes à Jersey peut largement contribuer à créer un pont entre les archives d’hier, d’aujourd’hui et les partenariats de demain. La langue anglaise n’étant devenue la langue écrite officielle qu’en 1948, bon nombre de registres sont écrits en français. La stratégie « Creative Island » (2022-2027) de Jersey vise à transformer l’île en un pôle culturel dynamique en investissant 1 % des dépenses publiques dans les arts, la culture et le patrimoine. D’après les travaux de recherche sur Jersey Heritage et Jerripedia, le patronyme Chanvril apparaît fréquemment aux côtés d’autres familles jersiaises telles que Tisson et Hérel dans les registres de la fin du XIXe siècle.

Avant la Première Guerre mondiale, Mazamet achetait des peaux de mouton dans le monde entier (La Plata, Australasie, Le Cap), pour les traiter et vendre la laine et le cuir aux industries britanniques.

À partir des années 1970, l’industrie textile tarnaise, fortement liée aux échanges internationaux, a connu des crises importantes face à la concurrence et aux changements industriels.

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