Saint-Samson, l’autre port historique de Guernesey à l’époque de Renoir
Le port de Saint Samson à Guernesey est un port historique majeur, longtemps centre de la construction navale et du commerce de l’île. Situé au nord-est de Guernesey, il possède un port naturel utilisé depuis des siècles, abritant aujourd’hui des bateaux de pêche, de plaisance et de commerce. C’est un point d’entrée clé, marqué par la tour Mont Crevelt construite en 1778.
Points Forts Historiques de Saint Samson :
Patrimoine Maritime : Historiquement, c’était le cœur de la construction navale de l’île de Guernesey.
Infrastructure : Le port est connu comme un essor important grâce à l’amélioration de ses infrastructures pour le commerce et les échanges.
Monuments : La paroisse abrite l’église de Saint Samson, une structure médiévale. Importance : Deuxième port de l’île après Saint-Pierre-Port, il est crucial pour les activités commerciales et de plaisance.
Tourisme : Les visiteurs peuvent se promener le long des quais, observer le mélange de bateaux et profiter de l’ambiance portuaire. La construction navale était pratiquée à Saint-Samson, depuis les embarcations de commerce locales jusqu’au clipper à thé appelé Golden Spur et au vapeur Commerce, construit en 1874. Le Lydia, un brick local de 173 tonnes, a appareillé de Saint-Sampson pour Adélaïde en mars 1853 avec 60 émigrants à son bord ; le voyage a duré 132 jours.

Le plus grand navire de Guernesey, le « Golden Spur », a été construit par Ogier en 1864. Long de plus de 60 mètres et pesant 656 tonnes, ce magnifique navire était conçu pour le commerce du thé avec la Chine.
Des tramways circulaient entre Saint-Samson et Saint-Pierre-Port à partir de 1879, remplaçant un omnibus hippomobile mis en service en 1837. Initialement à vapeur, les tramways sont passés à l’électrique en 1891 et ont continué de fonctionner jusqu’en 1934.
Le roman « Les Travailleurs de la mer » (1866) de l’auteur français Victor Hugo se déroule dans les environs de Saint-Sampson.
L’extension de l’inscription UNESCO des savoir-faire horlogers à un périmètre transmanche représente une opportunité historique d’approfondir les liens entre avancées horlogères et maritimes.
Instituée en 1626, sous l’impulsion du cardinal de Richelieu, notre Marine s’est appuyée sur des milieux innovateurs issus de l’horlogerie. A l’origine, le métier d’orloger (sans H) était destiné au réglage des canons (Le dernier argument des rois – en latin Ultima ratio regum).
En 2026, La Marine nationale française qui célèbre en 2026 ses 400 ans d’existence.
L’apparition des premières horloges maritimes, qui conservaient la mesure du temps même sur un navire en mouvement, fut une révolution. Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, la navigation en haute mer sans repères était périlleuse. La longitude imposait de connaître l’heure réelle précise.
L’Observatoire royal de Greenwich a été fondé par Charles II Stuart en 1675, de retour d’exil en France, en s’inspirant des travaux et des instruments de l’Observatoire royal de Paris dirigé par le grand Cassini, visant à une mesure plus fiable de la longitude pour la navigation en haute mer
Pour creuser davantage l’histoire horlogère, scientifique et maritime des deux côtés de la Manche et les figures qui y ont contribué, les Avatars de la Grande Rue des Stuarts sont le premier ouvrage consacré à l’arc horloger transmanche.







