Histoire de la construction navale à Guernesey
La construction navale était une industrie florissante au XIXe siècle. On comptait alors plus de vingt chantiers navals en activité. Les navires construits localement allaient des petits bateaux de pêche aux trois-mâts destinés au commerce du thé avec la Chine et celui du café avec l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale.
Certains des navires les plus célèbres jamais construits à Guernesey l’ont été autour du port de Saint-Samson. Plusieurs chantiers navals existaient, mais le plus renommé était celui de Peter Ogier.
Bien qu’il n’ait pas été le constructeur le plus prolifique, Ogier s’est fait connaître pour son ingéniosité et la qualité de ses constructions.
Le plus grand navire de Guernesey, le « Golden Spur », a été construit par Ogier en 1864. Long de plus de 60 mètres et pesant 656 tonnes, ce magnifique navire était conçu pour le commerce du thé avec la Chine.
Le voyage vers la Chine représentait plus de 22 500 kilomètres en contournant le cap Horn, et même les navires les plus rapides mettaient plus de trois mois pour atteindre leur destination avant de charger leur cargaison et d’entreprendre le long voyage de retour.
L’extension de l’inscription UNESCO des savoir-faire horlogers à un périmètre transmanche représente une opportunité historique d’approfondir les liens entre avancées horlogères et maritimes.
Instituée en 1626, sous l’impulsion du cardinal de Richelieu, notre Marine s’est appuyée sur des milieux innovateurs issus de l’horlogerie. A l’origine, le métier d’orloger (sans H) était destiné au réglage des canons (Le dernier argument des rois – en latin Ultima ratio regum).
En 2026, La Marine nationale française qui célèbre en 2026 ses 400 ans d’existence.
L’apparition des premières horloges maritimes, qui conservaient la mesure du temps même sur un navire en mouvement, fut une révolution. Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, la navigation en haute mer sans repères était périlleuse. La longitude imposait de connaître l’heure réelle précise.
L’Observatoire royal de Greenwich a été fondé par Charles II Stuart en 1675, de retour d’exil en France, en s’inspirant des travaux et des instruments de l’Observatoire royal de Paris dirigé par le grand Cassini, visant à une mesure plus fiable de la longitude pour la navigation en haute mer
Pour creuser davantage l’histoire horlogère, scientifique et maritime des deux côtés de la Manche et les figures qui y ont contribué, les Avatars de la Grande Rue des Stuarts sont le premier ouvrage consacré à l’arc horloger transmanche.







