|

Pedro Guanaes Netto : “Je ne pense pas que le patriotisme soit de gauche ou de droite ; il est de France.”

Elections législatives partielles : les mêmes questions sont adressées à tous les candidats. Tous les candidats sont invités à envoyer leurs réponses à marc.guyon@clubfranceinternational.com

Les réponses de Pedro Guanaes Netto, candidat dans la 2e circonscription des Français établis hors de France :

Pouvez-vous vous présenter au niveau politique, professionnel, et personnel ?

Je m’appelle Pedro Guanaes Netto, j’ai 43 ans, marié père de deux enfants, et je suis actuellement un hacktiviste (Un hacktiviste est une personne qui utilise des compétences en informatique pour mener des actions de protestation ou de militantisme). J’ai été entrepreneur durant de nombreuses années en particulier dans la conception de jeux vidéo en R&D dans le domaine de l’imagerie numérique afin d’industrialiser la recherche universitaire française. Je suis aussi l’un des fondateurs du mouvement politique République souveraine et je suis membre de son secrétariat national. Je n’ai jamais été encarté officiellement avant cela car je ne me retrouvais pas dans l’offre politique où être patron était diabolisé par une partie de la gauche, et être patron avec une conscience sociale était honnis de la droite. Comme de nombreux de nos compatriotes, ces fameux “Gaulois réfractaires”, je passais mon temps à conspuer nos dirigeants mais sans jamais rien proposer, restant dans le yakafokon face au déclin français. Avec République souveraine, je ne me contente plus de me plaindre, je construis avec mes camarades des solutions, pour une France forte, apaisée, solidaire et respectueuse de la souveraineté des peuples.

“Photo avec mon épouse datant au Christ redempteur de Rio (on voit le pain de sucre en bas) Photo de plus de 25 ans.”

Quel est votre lien avec cette circonscription, et considérez-vous y être bien implanté ?

Je suis bi-national franco-brésilien, même si pour moi ma nationalité brésilienne n’a plus beaucoup de sens quant à mon parcours de vie et mon identité profonde, mais la loi brésilienne est ainsi faite que je n’ai pas la possibilité de renoncer à cette nationalité. D’ailleurs mes enfants sont considérés par le Brésil comme brésiliens, alors que nous n’avons jamais fait les démarches. C’est pour ça que je suis pour un meilleur encadrement de la bi-nationalité qui doit devenir à 18 ans un choix irréversible et unique. Dans tous les cas, j’ai passé toute ma jeunesse à faire des allers-retours entre Paris et Sao Paulo, je connais aussi bien l’Argentine, Cuba, la Colombie, le Venezuela ainsi que de nombreux petits pays d’Amérique centrale comme le Nicaragua ou le Salvador.

Mon père avait fondé avec ses amis l’espace latino-américain qui était à l’époque un espace d’expression artistique et de résistance aux dictatures latino-américaine. J’ai grandi en côtoyant les plus grands noms de l’art du continent : Julio Le Parc, José Gamarra, Alejandro Marcos, Antonio Henrique Amaral, Mario Gruber, Roberto Aguilar, Claudio Tozzi et bien d’autres artistes, musiciens, auteurs, philosophes et politiques de premier plan qui ont fait l’histoire de l’Amérique Latine. Encore aujourd’hui je garde des liens très forts avec la diaspora très présente à Paris, mais aussi partout sur le cône sud.

J’ai mes réseaux d’influences, même si mon engagement politique est nouveau et que je restais dans l’ombre organisationnelle de notre mouvement, le temps de sa construction, je peux maintenant aller plus facilement, sur le devant de la scène et il faudra compter sur moi pour être actif, que je sois élu ou pas, sur les questions des relations bilatérales entre l’Amérique Latine, et les Caraïbes.

“Photo de la forêt de la Region d’itapecirica da Serra où je possède une maison et où j’ai grandit une partie de ma jeunesse.”

Quels sont les points qui différencient votre programme de celui des autres « patriotes »
?

J’ai un attachement sentimental pour l’histoire de notre pays, mais pas seulement. Bien sûr, comme De Gaulle, j’aime la France comme on aime “la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs” ; mais j’aime aussi ce qui fonde la solidarité réelle entre nous, les Français, depuis la Libération, ce qui fait que nous ne laissons pas un cancéreux pauvre mourir, mais que nous tenterons tout pour le sauver comme s’il était riche. J’aime le modèle social français, qui a été mis à mal depuis trente ans, mais qui, j’en suis sûr, a des fondements tellement solides qu’il pourrait se relever. Je frissonne au souvenir du sacre de Reims, mais aussi à celui de la fête de la fédération (Marc Bloch). Ce qui est sûr, c’est que, contrairement à Reconquête, je n’aurai jamais la moindre complaisance pour le traître Pétain.

“Moi célébrant avec les supporters du Corinthians (dont je suis un supporter absolu) le deuxième titre de champion du monde des clubs à Paris en 2012”

Au-delà des problématiques FDE, avez-vous un programme national ? Quelle est votre analyse de la situation actuelle de la France ?

Mon programme est celui de République souveraine et ses cinquante propositions, consultables sur le site du mouvement. C’est un programme qui a pour ambition de rassembler une grande majorité de Français autour des valeurs qui nous rassemblent : indépendance, solidarité, ordre républicain, laïcité, services publics pour relever le défi écologique. La France est née historiquement grâce à un Etat fort, mais les gouvernements depuis trente ans veulent la convertir à un modèle néolibéral qui ne convient pas à son génie propre. Il faut revenir à ce qui a fait nos forces : la réindustrialisation autour d’un Etat stratège, l’indépendance, une industrie nucléaire décarbonée et bon marché, la réaffirmation de l’universalisme républicain contre le wokisme, la solidarité nationale.

“Moi et Georges Kuzmanovic lors de la campagne présidentielle.”

Croyez-vous un jour en une union des droites et des patriotes ?

Pour ma part, comme De Gaulle, je ne pense pas que le patriotisme soit de gauche ou de droite ; il est de France. Les patriotes qui avaient rejoint Londres où la Résistance étaient effectivement venus de tous les horizons idéologiques, des royalistes aux communistes. Ce qui les a rassemblés, c’est que, pour eux, la fidélité à la patrie en danger de mort était plus forte que les vieilles querelles idéologiques. L’union de tous les patriotes est possible, je suis même persuadé qu’elle se fera ; mais sans tous ceux qui mettent l’atlantisme, la soumission à Ursula von der Leyen ou aux intérêts économiques de leur classe avant l’intérêt national.

“Oeuvre de mon père présente dans le Métro de Sao Paulo (Station Marechal Deodoro) celebrant l’amité franco-brésilienne et l’inspiration des lumières pour le peuple brésilien (oeuvre de 1989)”

Similar Posts

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *