|

Au Carillon, une bijouterie-horlogerie de Vitré fondée par Marie Lognoné sur les traces de Rabelais

Marie Lognoné est une bijoutière née le 6 février 1897 et décédée le 9 août 1984 à Saint-Malo, à l’âge de 87 ans. Son cheminement atypique et sa relation avec des marchands d’art l’amènent à s’intéresser à l’exploration de savoir-faire artisanaux et de voies d’innovation autour de matériaux comme le verre.

Avec son mari Charles, elle est la fondatrice de l’établissement joaillier et horloger « Au Carillon » dont les activités d’orfèvrerie créative se sont nourries des proximités philosophiques et des traditions créatives de Rennes et des Marches de Bretagne.

« Au Carillon » sur les traces de Rabelais

Le nom choisi pour ce premier établissement fait référence au carillon qui sonnait toutes les heures dans la capitale bretonne et dont Rabelais fait allusion dans Pantagruel en 1532.

Hauts dans sa verticalité de 45 mètres (soit 15 étages) et dotés d’une cloche de 18 tonnes, l’édifice sonore et son beffroi furent détruits lors du grand incendie de Rennes (Incendie de 1720).

Cette Tour verticale transformée en beffroi au XVème siècle était dotée d’une horloge à automate assez unique. Toutes les heures, l’automate représentant Saint- Michel sortait pour terrasser le dragon au son du carillon.

Marie Lognoné et Charles Jouet étaient les propriétaires de la bijouterie horlogerie « Au Carillon » jusqu’en 1959. Ils ont tenu cette bijouterie pendant 40 ans et habitaient au-dessus de celle-ci. Le métier de bijoutier-horloger était une histoire de famille : le père de Marie, Théophile Joseph Lognoné était bijoutier et le couple avait des neveux qui tenaient plusieurs établissements à Saint-Malo et dans la baie du Mont-Saint-Michel.

Son pari trouve des rapprochements avec le sillage historique d’audacieux collectionneurs et voyageurs partis entreprendre des voyages ou explorations vers l’Asie, à l’instar de Pierre Colvez, missionnaire Briçois parti à Shanghai, dont elle lit les récits et les correspondances conservés par son environnement familial.

A l’image contemporaine du pont transparent vertigineux de Zhangjiajie qui domine la forêt d’Avatar en Chine, les bijoux en verre offrent des ponts créatifs avec les forêts comme la forêt domaniale de Rennes . Quand la brume poudre les cimes des grandes forêts de feuillus, effaçant les contours des paysages, des œuvres de verre et de cristal d’exception invitent à traverser les transparences. Et se retrouver au chaud, autour des bouches incandescentes des fours, dans le monde scintillant des magiciens du feu.

Les carillons à vent représentent l’harmonie et la quiétude venues des peuples d’Asie et du Pacifique. Le verre comme matériau transparent et fragile confère une tout autre dimension esthétique et philosophique. Ondulé, coloré, un carillon en verre devient merveilleux quand le soleil brille.

C’est aussi le souvenir rapporté d’un voyage ancien à la confluence de la Mer de Chine, du Japon et l’Extrême-Orient, au carrefour des cultures chinoise, japonaise, polynésienne et même européenne avec les comptoirs historiques hollandais et espagnols dans le détroit de Taïwan.

Le réseau de commerçants du Carillon

Le réseau de commerçants du Carillon a créé son antenne rennaise en 2020.

Une tour et un carillon place Sainte-Anne ?

Dans le cadre de la Fabrique citoyenne, un projet envisage d’aménager la façade de l’église Saint-Aubin avec un carillon et des personnages animés.

Similar Posts

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *