Les traces du mouvement Stuartistique en Nouvelle Athènes
James « Athenian » Stuart (1713-1788) a joué un rôle clé dans l’introduction du néoclassicisme en Grande-Bretagne après son séjour en Grèce. Son ouvrage majeur, The Antiquities of Athens (publié dès 1762), a documenté les monuments grecs, influençant durablement le style Greek Revival en Europe et en Amérique.
Le rôle de Stuart en tant qu’architecte et peintre fut de rapporter des mesures précises des antiquités, propulsant le goût pour l’architecture grecque antique.
Antiquities of Athens (1762) : ce livre, publié avec Nicholas Revett, est devenu une source d’inspiration pour les architectes et designers, bien que peu de souscripteurs initiaux fussent des bâtisseurs.
En terme d’impact, ses travaux ont façonné le paysage architectural londonien et européen, marquant une transition du Palladianisme vers le néoclassicisme rigoureux. James « Athenian » Stuart a ainsi jeté les bases du renouveau grec, influençant le design pendant deux siècles.
Après l’échec des jacobites, les derniers Stuarts ont résidé en France et en Italie, se rapprochant ainsi d’autres puissances. Charles III d’Espagne et Ferdinand IV de Naples/Sicile ont été sollicités par les Stuarts pour obtenir de l’aide afin de récupérer le trône britannique. Henry Stuart, Cardinal Duc d’York, est mentionné comme le dernier de la lignée royale Stuarts, vivant en Italie sous protection.
Si le peintre et architecte britannique James “Athenian” Stuart a forgé des liens architecturaux et artistiques entre les Stuarts et la Nouvelle-Athènes, d’autres disciplines ont puisé audace, inspiration et spécialisation intelligente, à la croisée des arts, des sciences et des techniques. L’horlogerie en est un exemple.
À travers les collections horlogères de la Grande Rue des Stuarts redécouvertes par le grand collectionneur français Hubert Leblan, le centenaire des montres Théophile Lognoné invite à observer autrement les œuvres et à comprendre ce qu’elles racontent, au-delà de ce que l’on voit.

La rue Wagram à Dol-de-Bretagne est l’ancien nom de la Grande Rue des Stuarts, la voie historique principale traversant la cité médiévale. Cette rue pittoresque est célèbre pour ses maisons à pans de bois du XIIe au XVIIIe siècle, incluant des édifices remarquables comme la Maison des Petits Palets.
Les Stuarts ont donné leur nom à une dynastie de souverains qui régnèrent sur l’Écosse entre 1371 et 1714 ainsi que sur l’Angleterre, l’Irlande et le Pays de Galles de 1603 à 1714. Ils ont influencé la franc-maçonnerie française naissante.

Le fondateur de cette maison, Walter, était l’arrière-petit-fils d’un sénéchal de Dol-de-Bretagne, noble breton et combattant à la bataille d’Hastings (1066), qui devint grand sénéchal royal (Stewart of Scotland) au service du roi David Ier d’Écosse (1124-1153). À sa mort, en 1177, le titre de Stewart passa de père en fils et peu à peu devint un nom de famille qui fut francisé en Stuart.

Le sceau de François II et Marie Stuart, parfois appelé “le sceau des rois de France et d’Écosse”, est un sceau utilisé durant le court règne de François II, roi de France, et de son épouse Marie Stuart. Ce sceau est célèbre car il combine les armoiries de la France et de l’Écosse, symbolisant leur union et la revendication du trône d’Angleterre.
Le Louvre en conserve une empreinte dans son Département des Objets d’art du Moyen Age, de la Renaissance et des temps modernes, tout comme l’Atelier de Moulage de la Réunion des Musées nationaux (au Grand Palais à Paris), ainsi que le Musée des antiquités Saint-Jean de la ville d’Angers.

Dès lors, à quoi renvoie précisément la Grande Rue des Stuarts située dans la Cité rayonnante (Dol-de-Bretagne) au cœur de la baie du Mont-Saint-Michel ? En souvenir et en honneur du sénéchal dolois et des origines de la famille des Stuarts, la Grande Rue a reçu, le 10 septembre 1967, la dénomination de Grande Rue des Stuarts. Un projet d’ouvrage avec le concours de l’écrivain camerounais Christopher Mfoula tend à proposer une œuvre à caractère historique et philosophique visant à révéler la transformation de la Cité rayonnante et horlogère de la baie du Mont-Saint-Michel en Nouvelle-Athènes portant le souvenir des Stuarts, où le passé et l’avenir se rencontrent avec la force d’une promesse.

Le général de Gaulle dans la Grande Rue des Stuarts







