Explorer le temps stuartistiquement réfléchi à grande échelle
Et si les montres étaient des œuvres d’art qui avaient des histoires à raconter et murmurer entre les frontières ? Dans une longue et périlleuse odyssée depuis la découverte du grand collectionneur Hubert Leblan le 16 juin 2025 puis des suggestions d’un spécialiste des arts et des technologies du Koweït, Abdullah Alharbi ; le centenaire des montres Théophile Lognoné propose de guider à la découverte des récits cachés derrière les œuvres philosOEUFiques d’horlogers, là où la mesure du temps et du voyage dialoguent sous le thème des arts et de la diplomatie d’une dynastie perpétuelle.

« Stuarts, peinture et musique d’un Nouveau Monde »
Si le peintre et architecte britannique James “Athenian” Stuart a forgé des liens architecturaux et artistiques entre les Stuarts et la Nouvelle-Athènes, d’autres disciplines ont puisé audace, inspiration et spécialisation intelligente, à la croisée des arts, des sciences et des techniques. L’horlogerie en est un exemple.
À travers les collections horlogères de la Grande Rue des Stuarts redécouvertes par le grand collectionneur français Hubert Leblan, le centenaire des montres Théophile Lognoné invite à observer autrement les œuvres et à comprendre ce qu’elles racontent, au-delà de ce que l’on voit.
Après l’échec des jacobites, les derniers Stuarts ont résidé en France et en Italie, se rapprochant ainsi d’autres puissances. Charles III d’Espagne et Ferdinand IV de Naples/Sicile ont été sollicités par les Stuarts pour obtenir de l’aide afin de récupérer le trône britannique. Henry Stuart, Cardinal Duc d’York, est mentionné comme le dernier de la lignée royale Stuarts, vivant en Italie sous protection.
Si LVMH a choisi en 2026 la capitale des Lombards et sa célèbre forêt de flèches ornant le Duomo gothique éternel qui veille de jour sur le ciel de Milan et éveille de nuit la voute étoilée et ses constellations qui reflètent sur les rives du lac de Come, quel tremplin créatif pourrait dès lors animer la capitale céleste, philosophique et spirituelle des Stuarts, clé d’un royaume d’étoiles en exil ?
Les Stuarts ont donné leur nom à une dynastie de souverains qui régnèrent sur l’Écosse entre 1371 et 1714 ainsi que sur l’Angleterre, l’Irlande et le Pays de Galles de 1603 à 1714. Ils ont influencé la franc-maçonnerie française naissante.
Le fondateur de cette maison, Walter, était l’arrière-petit-fils d’un sénéchal de Dol-de-Bretagne, noble breton et combattant à la bataille d’Hastings (1066), qui devint grand sénéchal royal (Stewart of Scotland) au service du roi David Ier d’Écosse (1124-1153). À sa mort, en 1177, le titre de Stewart passa de père en fils et peu à peu devint un nom de famille qui fut francisé en Stuart.
Une découverte horlogère officialisée le 16 juin 2025
Interpellé par cette odyssée, le grand collectionneur français Hubert Leblan réalise une découverte à la Grande Braderie d’Amiens, chez un exposant anglophone installé juste à côté de la place du Beffroi d’Amiens.
Il s’agit d’une montre centenaire conçue dans les années 1920 par Théophile Lognoné, très attaché à la mémoire vivante des relations entre l’horlogerie, les Stuarts et les liens historiques entre la France et le Royaume-Uni pour souligner l’intérêt des sciences. En particulier, l’influence des échanges transmanche à l’époque de la dynastie Stuart relayée à Fontainebleau, Saint-Germain-en-Laye, Aubigny-sur-Nère dans le Berry ou encore Dol-de-Bretagne en baie du Mont-Saint-Michel.
A l’origine, le métier d’orloger (sans H) était destiné au réglage des canons. En écho aux commémorations du 350eme anniversaire de l’Observatoire royal de Greenwich célébré en 2025, l’Observatoire royal de Greenwich a été fondé par Charles II Stuart en 1675, de retour d’exil, en s’inspirant des travaux et des instruments de l’Observatoire royal de Paris dirigé par le grand Cassini, visant à une mesure plus fiable de la longitude pour la navigation en haute mer.
A travers la fondation culturelle Théophile Lognoné, le philanthrope Hubert Leblan s’est rapproché de la quatrième génération de descendants de Théophile Lognoné (1869-1920), horloger et orfèbre établi dans la Grande Rue des Stuarts de Dol-de-Bretagne (arrondissement de Saint-Malo – Ille-et-Vilaine), berceau historique des Stuarts situé sur un ancien rivage de la baie du Mont-Saint-Michel, aujourd’hui séparé par un marais.
Afin d’œuvrer à la sauvegarde de l’arc horloger transmanche, Hubert Leblan envisage de faire donation de cette montre centenaire conçue dans les années 1920. La montre fonctionne, mais mérite une bonne révision.
Pour enrichir les connaissances en mécanique horlogère et mécanique d’art, 121 objets et documents relatifs au savoir-faire de la famille Lognoné sont conservés au Musée de Bretagne (Les Champs Libres – Rennes) dont voici les références : http://www.collections.musee-bretagne.fr/resultat.php?type_rech=rs&index%5B%5D=fulltext&bool%5B%5D=&reset=1&nr=1&value%5B%5D=Lognon%C3%A9
Rappelons que l’horloge du Victoria & Alfred Waterfront de Cape Town a été fabriquée en Ecosse, terre jacobite des Stuarts
Avec le concours de l’écrivain Christopher Mfoula, un ouvrage en préparation, Les Avatars de la Grande Rue des Stuarts entend proposer un voyage historique et philosophique avec d’autres édifices majestueux qui captent encore aujourd’hui la mesure du temps. Comme le palais des merveilles (House of Wonders) des sultans de l’archipel de Zanzibar. Son horloge emblématique située sur le clocher de ce monument historique, le plus grand et le plus haut de la vieille ville, face aux jardins Forodhani, illustre combien le patrimoine horloger accompagne cette architecture distinctive.
Le centenaire des montres Théophile Lognoné s’inscrit bel et bien dans ce contexte de renouvellement de la thématique des borders studies. Encourageant à explorer de nouveaux projets de frontière intelligente qui relient les créateurs et innovateurs qu’ils soient d’ici et d’ailleurs !







